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Remboursement anticipé : une bonne idée de placement

L’emprunteur n’est pas tenu de suivre à la lettre l’échéancier de son crédit immobilier. Rien ne l’interdit de réaliser un remboursement par anticipation. Malgré l’indemnisation demandée par la banque, cette solution permet de dégager des économies intéressantes.

Une baisse de coût liée à la réduction de la période de remboursement

On assiste depuis quelque temps à une réduction progressive de la rémunération des principaux placements sans risques, à l’instar de l’Assurance-vie et des livrets. Pourquoi ne pas en profiter en utilisant son argent disponible pour un remboursement par anticipation d’une partie de son emprunt ? Cette option est en effet plus avantageuse dans un contexte marqué par la baisse de la rémunération des principaux supports d’épargne. Les indemnités de remboursement anticipé ne devront pas constituer un frein au recours à cette solution. Elles ne pourront en effet représenter plus de 3% du capital restant dû ou 6 mois d’intérêts déterminés relativement au taux d’intérêt du prêt sur le montant du remboursement. La banque ne considérera que le montant favorable à l’intérêt de l’emprunteur. Bien que pénalisée par cette solution, elle n’a pas le droit de s’y opposer sauf dans le cas où le remboursement n’atteint même pas les 10% du capital prêté. Un préavis d’un mois est cependant nécessaire pour permettre à l’institution financière de bien s’y préparer. En réduisant la durée de prêt, le remboursement anticipé permet de payer moins d’intérêt et ainsi de baisser le coût.

Illustration

Pour permettre aux particuliers de mesurer les avantages de cette solution par rapport à un support d’épargne classique, il est important de prendre un exemple : un crédit immobilier ayant un taux d’intérêt de 2,5% et un taux d’assurance de 0,25% avec un capital restant dû de 100 000 euros sur 15 ans. Dans ce cas, l’emprunteur devra payer des mensualités de 688 euros et subir un coût de crédit de 23 772 euros. S’il dispose d’une somme de 10 000 euros, il pourra la placer en assurance vie. Dans ce cas, si l’on se réfère au taux moyen de 2,11% (après prélèvements sociaux), il obtiendra des intérêts de 3678 euros après 15 ans de placement. Le capital regroupé ne suffira même pas à couvrir le coût du prêt. Si cette somme est utilisée pour le remboursement par anticipation du prêt, il y aura certes une indemnité de 125 euros, mais une réduction de 5 055 euros du coût à mensualités constantes, grâce à une réduction de la durée de l’emprunt à 13 ans et 2 mois, au lieu de 15 ans. Après le remboursement du crédit, on pourra placer 688 euros par mois en assurance-vie, au taux moyen de 2,5%. A noter l’existence d’une période de 2 mois entre la demande de remboursement par anticipation et son exécution. Le placement en assurance-vie de 688 euros pourra ainsi se faire sur une durée de 1 an et 8 mois. Il permettra d’obtenir un capital de 14 602 euros. Au final, on aura, après ajout des 5055 euros et soustractions des 125 euros d’indemnités 18 992 euros. Le bénéfice est donc de 5314 euros par rapport à la solution initiale sur 15 ans.

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